En observant le diagramme de ces organisations, ceux qui connaissent la cybernétique verront à quel point ce
système a été ingénieusement conçu. Structurées en réseau, plusieurs organisations se partagent la même
fonction, et les centres ainsi que les "circuits de commande" ont été doublés ou triplés, afin d’assurer plus
de sécurité et de stabilité à l’ensemble.
Ainsi, au cas où une organisation ou un lien devient inopérant, le contrôle global n’est pas menacé. Exactement
comme Internet : un système sans centre unique, dont les flux d’information peuvent "contourner" un centre local
hors service.
Les "clubs de réflexion"
Le Word Economic Forum
est une organisation qui rassemble les hommes les plus puissants et les plus riches de
la planète. Le critère d’admission au sein de ce réseau est le niveau de pouvoir, de richesse, et d’influence
du candidat, dans le domaine de l’économie, de la politique internationale, de la technologie, ou des médias.
La principale réunion du World Economic Forum a lieu chaque année à Davos, en Suisse, à la fin du mois de
Janvier. Tout au long de l’année, les membres les plus importants de cette organisation sont reliés par un
super-réseau de vidéo-conférence, "Wellcom", qui leur permet de se concerter à tout moment sur les décisions
mondiales importantes. Exactement comme dans le film "Rollerball", qui décrit un monde futur où les cartels
économiques ont pris le pouvoir et où une élite planétaire prend ses décisions lors de vidéo-conférences
similaires.
La Trilaterale Commission
est un organisme de réflexion international co-fondé en 1973 par David Rockefeller et
Zbigniew Brzezinski (ancien conseiller du président Jimmy Carter). Il réunit des dirigeants des 3 zones
économiques principales : Amérique du Nord, Europe de l’Ouest, Japon.
Le Groupe de Bilderberg
fondé en 1954, est sans doute le plus puissant des réseaux d’influence. Il rassemble
des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l’économie, de la finance, des médias, ainsi
que quelques scientifiques et universitaires. Pour ceux qui enquêtent sur les réseaux de pouvoir, le Groupe de
Bilderberg est le véritable gouvernement mondial. Le président et co-fondateur du Bilderberg Group est David
Rockefeller.
Le Siècle
est un club de reflexion qui rassemble les membres les plus puissants et influents de la classe
dirigeante française : responsables politiques, présidents de grandes entreprises, et journalistes des médias
qui "font l’opinion".
La Fondation Saint-Simon
est une organisation très similaire au Siècle. Elle s’est dissoute en 1999 après avoir beaucoup contribué à la conversion idéologique de la gauche française au libéralisme.
L’IFRI (Institut Français des Relations Internationales)
est une sorte de CFR à la française. On y retrouve des
politiciens de droite et de gauche, des patrons de grandes entreprises, des journalistes, et quelques
universitaires.
Le Club de Rome
est un "club de réflexion" de leaders politiques et économiques, principalement européens.
Voici les listes par pays des membres du Groupe de Bilderberg :
USA, Canada, Grande Bretagne, France, Belgique, Suisse, Hollande, Allemagne, Autriche, Italie, Espagne, Portugal, Norvège, Suède, Danemark, Finlande,
Luxembourg, Irlande...
Les instances exécutives
L’OCDE
l’organisation initiatrice de l’AMI, conçoit les règles du commerce mondial et influence de très près
la politique économique des pays occidentaux. Elle rassemble 30 pays développés qui "partagent les principes de l’économie de marché"
Le Fond Monétaire International (FMI) et la Banque Mondiale
dessinent l’économie et l’environnement de la
planète par le biais des prêts accordés aux états du Tiers-Monde à condition qu’ils appliquent une politique
économique d’inspiration ultra-libérale, au mépris des réalités humaines et écologiques.
L’Organisation Mondiale du Commerce (OMC, ou WTO en anglais)
fixe les règles du commerce mondial, en réduisant
considérablement la marge de décision des états dans le domaine de l’économie ou de l’environnement.
La Commission Européenne (ou "Commission de Bruxelles")
est le gouvernement de l’Union Européenne. Ses membres
ne sont pas élus, et le public n’est jamais informé de leurs décisions. Des parts croissantes du pouvoir des
états sont transférés à cette Commission qui n’est soumise à aucun contrôle démocratique. (La législation
européenne représente déjà 80% des lois appliquées par les états de l’Union.)
Ces transferts de souveraineté ont été réalisés par des politiciens de droite et de gauche, dans le but de
faire échapper au débat public l’essentiel des décisions économiques, sociales, et environnementales.
De plus, la Commission Européenne est entièrement sous l’influence des lobbies industriels qui sont les grands
inspirateurs de la réglementation européenne. La politique européenne est élaborée en étroite collaboration
avec l’European Round Table qui rassemble les dirigeants des grandes multinationales européennes. L’European
Round Table est associée à toutes les grandes décisions en matière économique, financière, sociale, ou
environnementale. Enfin, beaucoup de Commissaires Européens sont très liés à des multinationales ou à des
réseaux d’influences favorables au libéralisme et à la mondialisation.
Par ailleurs, de nombreux commissaires européens sont membres du très puissant "Groupe de Bilderberg" :
- Jose Manuel Barroso (actuel président de la Commission Européenne, ancien premier ministre du portugais)
- Frits Bolkestein (le commissaire européen auteur de la "directive Bolkestein")
- Romano Prodi (ancien président de la Commission Européenne, premier ministre italien)
- Jacques Santer (ancien président de la Commission Européenne, ancien premier ministre du Luxembourg)
- Sir Leon Brittan (vice-président de la Commission, ardent promoteur des traites AMI et NTM, ancien
négociateur européen pour le GATT)
- Pascal Lamy (fervent partisan de l’AMI, et responsable de la modification de l’article 133 du Traité
d’Amsterdam afin que les états donnent définitivement les pleins pouvoirs à la Commission pour la négociation
et la signature des traités économiques de type AMI)
- Edith Cresson (ancien membre de la Commission, ancien premier ministre français, ancien ministre du commerce,
ancien membre de la direction de Schneider)
- Emma Bonino
- Mario Monti (ex Banca Commerciale Italiana)
- Hans Van Den Broeck
- Karel van Miert
- Erkki Liikanen
- Ritt Bjerregaard
A la BCE, la Banque Centrale Européenne, on retrouve encore d’autres participants au Groupe de Bilderberg :
- Jean-Claude Trichet (président de la BCE)
- Wim Duisenberg (ancien président du directoire la BCE, ancien président de la De Nederlandsche Bank)
- Otmar Issing (membre du directoire)
- Tommaso Padoa-Schioppa (membre du comité exécutif)
Voici quelques participants aux organisations des Maitres du Monde.
- Henry Kissinger (ministre des affaires étrangères de Nixon, président de Kissinger Associates Inc.)
- George Bush (ancien président des Etats Unis, ancien directeur de la CIA de 1976 à 1977)
- Philippe Jaffré (ex président d’Elf Aquitaine, ex PDG du Crédit Agricole)
- Giovanni Agnelli (président de Fiat)
- Michel Camdessus (ancien président de la Banque Mondiale, ex gouverneur de la Banque de France)
- Jean-Claude Trichet (gouverneur de la Banque de France, président de la BCE, la banque centrale européenne)
- Etienne Davignon (président de la Société Générale de Belgique)
- Giulio Andreotti (l’homme qui a dirigé l’Italie durant presque 30 ans ; impliqué dans de multiples scandales en
relation avec la mafia, la loge maçonnique P2, et les attentats d’extrême droite en Italie dans les années 70)
- Leon Brittan (vice président de la Commission Européenne, négociateur européen pour le GATT, ardent promoteur
des traités AMI et NTM)
- Hillary Clinton (sénateur du Parti Démocrate, épouse de Bill Clinton)
- Tony Blair (premier ministre de Grande Bretagne)
- Ernest Antoine Seillière (président des holdings Wendel Investissement et CGIP, président du MEDEF,
l’organisation des chefs d’entreprise de France)
- James Wolfensohn (président de la Banque Mondiale)
-David Rockefeller (président de la Chase Manhattan Bank)
- Bill Gates (président de Microsoft)
- Franz Vranitzky (ancien Chancellier d’Autriche)
-Hilmar Kopper (président du directoire de la Deutsche Bank)
- Vernon Jordans (directeur général de la Banque Lazard)
- Zbigniew Brzezinski (membre du CFR, ancien conseiller du président Jimmy Carter)
- Bertrand Collomb (président de Lafarge)
- Andre Levy-Lang (ex président de la banque Paribas)
- Thierry de Montbrial (directeur de l’Ecole Polytechnique, membre de la Trilatérale, directeur de l’IFRI)
- Pascal Lamy (Commissaire Européen, et fervent partisan de l’AMI)
- Giulio Tremonti (ministre italien des Finances, député de Forza Italia, le parti de Silvio Berlusconi)
- Maurice Lippens (président de Fortis Bank)
Quelques chiffres à méditer...
Selon un rapport du Programme des Nations-Unies pour le Développement (PNUD) :
- Les 3 personnes les plus riches du monde sont aussi riches que les 48 pays les plus pauvres.
- Les avoirs des 84 personnes les plus riches dépasse le produit intérieur brut de la Chine avec ses 1,2
milliards d’habitants.
- Les 225 personnes les plus riches disposent d’une fortune équivalente au revenu annuel cumulé des 47%
d’individus les plus pauvres de la planète, soit plus de 3 milliards de personnes.
- Selon le même organe des Nations-Unies, il suffirait de moins de 4% de la richesse cumulée de ces 225 plus
grosses fortunes mondiales (évaluées à plus de 1000 milliards de dollars) pour donner à toute la population du
globe l’accès aux besoins de base et aux services élémentaires : santé, éducation, alimentation.
Rapport ONU - PNUD 1998 - disponible chez Economica, 49, rue Héricart, 75015 Paris
Autres chiffres :
- 122 entreprises sont à l’origine de 80% de toutes les émissions de dioxyde de carbone
- Pour sa fabrication, un yacht de luxe nécéssite 200.000 heures de travail, soit 96 années de travail d’une
personne (8 heures par jour, 5 jours sur 7). Ainsi, avec ce qu’il gagne en quelques jours, un milliardaire peut
s’approprier la vie entière d’un autre être humain.
- Aux Etats-Unis, les 100 plus importants PDG gagnent chacun en moyenne 1000 fois plus que leurs salariés
"ordinaires"
- La fortune personnelle de Bill Gates (50 milliards de dollars) est égale à la fortune cumulée des 106 millions
d’Américains les plus pauvres...
- Le budget militaire américain de la seule année 2004 a été de 480 milliards de dollars, ce qui représente une
dépense de 27.342 dollars par heure depuis la naissance du Christ.
- En 2002, George W. Bush a décidé une hausse des dépenses militaires de 40 milliards de dollars.
Cette seule augmentation du budget militaire américain représente exactement la somme qui serait nécéssaire
pour résoudre définitivement le problème de la faim dans le monde. (selon les estimations de l’ONU)
L’émergence du libéral-fascisme
Avec les lois Perben et les méthodes policières instituées par Nicolas Sarkozy, on assiste en France comme aux
Etats-Unis à l’émergence d’un nouveau régime politique :
le "libéral-fascisme"...
LE TEMPS DE L’ACTION
Les points faibles des Maîtres du Monde
Le système doit garder les apparences de la démocratie
Pour conserver l’efficacité d’une "prison sans murs" et obtenir l’esclavage volontaire des populations, le
système doit garder les apparences de la démocratie. De même, les valeurs officielles du système sont toujours
censées être la liberté, la démocratie, la justice, la concertation et le dialogue, la primauté de l’intérêt
général, les droits de l’homme, le respect de la personne humaine, le respect de la vie, etc.
Pour les organisations citoyennes, il s’agit donc de reposer les problèmes à plat en démontrant les
contradictions entre les valeurs officielles et la réalité, et en forçant les responsables du système à changer leur manière de traiter les problèmes, conformément aux principes démocratiques et aux valeurs officiellement proclamées.
Une chaîne de commande indirecte
La chaîne de commande du pouvoir des Maitres du Monde est indirecte et passe par un grand nombre d’intermédiaires.
La plupart de ces intermédiaires ne sont pas informés des réels objectifs et finalités du système. Ils agissent
uniquement en fonction de principes économiques ou administratifs auxquels ils ont été conditionnés à adhérer.
Il est donc possible de les amener à agir de façon contraires aux finalités ultimes du système, sans qu’ils
aient l’impression d’être en désaccord avec leur ligne directrice.
Par exemple : les médias obéissent à la loi de l’audience, mais celle-ci peut être "retournée" et conduire les
médias à diffuser des informations et des images potentiellement subversives, dès lors qu’elles permettent de faire de l’audience.
L’avidité et l’égoïsme
Les membres des organisations des Maitres du Monde sont motivés en premier lieu par leur profit personnel. Leur
égoïsme, leur désir de gloire, et leur avidité peuvent parfois être plus forts que l’obéissance à leurs
objectifs et intérêts collectifs.
Des intérêts divergents
Les intérêts des Maitres du Monde et ceux de leurs instruments économiques, les entreprises, ne sont pas
toujours convergents. Si les entreprises s’en rendaient davantage compte, elles pourraient cesser de collaborer
aussi bien à la réalisation des objectifs des Maitres du Monde.
Par exemple, les licenciements massifs vont dans le sens des intérêts de Maitres du Monde parce qu’ils
permettent d’accélérer la mise en esclavage de la population, mais ils sont contraires aux intérêts à
long-terme de l’entreprise (effets négatifs du downsizing, diminution de la motivation des salariés,
paupérisation des consommateurs, baisse de la consommation...)
Les agents des Maîtres du Monde
En complément de cette page, les "agents des Maîtres du Monde"(sur Syti.net), avec les indices de contrôle et de
collaboration de quelques personalités ou organisations à la pensée unique et au nouvel ordre mondial.