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RÉSEAU SOCIAL SOLIDAIRE

4 août 1789. Abolition des droits féodaux

Source : wikipedia.org

Le 3 août 1789, le duc d’Aiguillon lance au Club breton l’idée d’une abolition des droits seigneuriaux. Le lendemain, en fin de soirée, le vicomte de Noailles propose à l’Assemblée nationale de supprimer les privilèges pour ramener le calme dans les provinces. Le Duc d’Aiguillon propose l’égalité de tous devant l’impôt et le rachat des droits féodaux.

Tour à tour, dans une ambiance indescriptible, Le Guen de Kerangal, le vicomte de Beauharnais, Lubersac, l’évêque de La Fare vont surenchérir en supprimant les banalités, les pensions sans titre, les juridictions seigneuriales, le droit de chasse, l’abolition des privilèges ecclésiastiques.

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Vers une République sociale : par Jaurès

Voici le bilan social des décennies qui se sont écoulées depuis 1789, tel que le dresse Jean Jaurès (1859-1914), dans son "Histoire socialiste" :

Certes, le prolétariat est bien loin du but qu’il se propose. L’injustice essentielle n’est point abolie. Le monopole de fait de la propriété subsiste et la domination économique de la classe capitaliste a pour effet d’abaisser et d’exploiter l’immense multitude des hommes qui tourmentent la société d’aujourd’hui et accablent la classe ouvrière, il y aurait une sorte d’impudence à étaler, dans le jugement d’ensemble porté sur l’évolution française depuis la Révolution, une sorte d’optimisme béat et satisfait. Mais il y a un optimisme vaillant et âpre qui ne dissimule rien de l’effort qui reste à accomplir, mais qui trouve dans les premiers résultats péniblement et douloureusement conquis des nouvelles raisons d’agir, de combattre, de porter plus haut et plus loin la bataille.

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1936 : Front populaire un moment d’exception

Source : Politis
- Par Michel Soudais

Des vélos sur les routes estivales, des familles découvrant la mer... Ces belles images renvoient aux mesures les plus emblématiques du gouvernement de Léon Blum en 1936 : les congés payés et la semaine de quarante heures. Mais le Front populaire, c’est aussi l’émergence d’une démocratie nouvelle, où les citoyens deviennent des acteurs sociaux. Soixante-dix ans après, retour sur une expérience certes inachevée mais stimulante pour la réflexion.

C’est un des moments les plus importants de l’histoire politique et sociale de la France que l’on commémore ces jours-ci. Il y a soixante-dix ans, le 3 mai 1936, une majorité de Front populaire emporte les élections législatives. Formé dans l’euphorie, le gouvernement dirigé par Léon Blum fait voter en quelques semaines nombre de textes qui vont marquer profondément la société française. Ces réformes, conformes au programme du Rassemblement national ­ nom officiel de la coalition électorale ­, qui ne comportait aucune réforme de structure, ne transforment pas le régime social du pays, qui reste celui d’une économie libérale. Elles accomplissent néanmoins, selon l’expression du chef du gouvernement, une « révolution par la loi ». La semaine de 40 heures et surtout la création des congés payés restent aujourd’hui encore les mesures les plus emblématiques de l’oeuvre réformatrice de son gouvernement. Ces mesures, en permettant dès l’été 1936 à des millions de travailleurs d’accéder au temps libre, de découvrir les loisirs et de nouveaux horizons, ont contribué à la mystique du Front populaire.

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Le massacre de Sétif ou le sanglant armistice

Source : Altermonde-Levillage
- Par Barbara Vacher

vendredi 8 avril 2005

Retour sur un des plus grands massacres de l’histoire coloniale française.

Le même jour que la capitulation de l’Allemagne nazie, le 8 mai 1945, les populations du Constantinois, à Sétif et Guelma, en Algérie, manifestent pour leur droit à l’indépendance. De ces rassemblements s’en suivra une des répressions les plus sanglantes de l’histoire coloniale française, par la suite « collectivement et délibérément occultée ». Aujourd’hui, alors que les débats continuent sur le nombre de victimes occasionnées par les colons, de 1 500 à 45 000 morts, la représentation diplomatique française en Algérie, en la personne de l’Ambassadeur Hubert Colin de Verdière, a pour la première fois depuis 1945 qualifié cet épisode, jusqu’alors resté « discret », de « tragédie inexcusable ».

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Programme du Conseil national de la Résistance (1944)

Source : Wikisource

Conseil National de la Résistance

15 mars 1944

LE CONTENU DU PROGRAMME DU CONSEIL NATIONAL DE LA RÉSISTANCE

Née de la volonté ardente des Français de refuser la défaite, la Résistance n’a pas d’autre raison d’être que la lutte quotidienne sans cesse intensifiée.

Cette mission de combat ne doit pas prendre fin à la Libération. Ce n’est, en effet, qu’en regroupant toutes ses forces autour des aspirations quasi unanimes de la Nation, que la France retrouvera son équilibre moral et social et redonnera au monde l’image de sa grandeur et la preuve de son unité.

Aussi les représentants des organisations de la Résistance, des centrales syndicales et des partis ou tendances politiques groupés au sein du C.N.R., délibérant en assemblée plénière le 15 mars 1944, ont-ils décidé de s’unir sur le programme suivant, qui comporte à la fois un plan d’action immédiate contre l’oppresseur et les mesures destinées à instaurer, dès la Libération du territoire, un ordre social plus juste.

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J’accuse...! par Emile Zola

Fac-similé du journal l’Aurore

Ce texte est très exactement celui qui a été publié dans L’Aurore, le jeudi 13 janvier 1898. Il diffère sur quelques points de détail de la version qui sera ensuite publiée en librairie, en 1901, dans La Vérité en marche.

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Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen du 26 août 1789

Les Représentants du Peuple Français, constitués en Assemblée Nationale, considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de l’Homme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des Gouvernements, ont résolu d’exposer, dans une Déclaration solennelle, les droits naturels, inaliénables et sacrés de l’Homme, afin que cette Déclaration, constamment présente à tous les Membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs ; afin que leurs actes du pouvoir législatif, et ceux du pouvoir exécutif, pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés ; afin que les réclamations des citoyens, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la Constitution et au bonheur de tous.

En conséquence, l’Assemblée Nationale reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Etre suprême, les droits suivants de l’Homme et du Citoyen.

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Esclavage : se souvenir de ce crime contre l’Humanité

Le Comité pour la mémoire de l’esclavage a remis le 12 avril 2005 au Premier ministre son rapport intitulé « Mémoires de la traite négrière, de l’esclavage et de leurs abolitions ». Ce comité, créé en janvier 2004, était chargé de tirer les conséquences de la « loi Taubira » adoptée le 10 mai 2001 et reconnaissant l’esclavage comme un crime contre l’humanité.

Ce rapport propose qu’une journée de commémoration de l’esclavage soit instituée en France chaque année et propose la date du 10 mai, jour du vote de la loi Taubira. Le rapport demande aussi que l’esclavage occupe une place plus centrale dans l’enseignement de l’histoire et notamment dans les manuels. Par ailleurs, le Comité propose une circulaire pour la rentrée 2006 rappelant les différents aspects de l’esclavage et de la traite négrière et insistant sur la mise en place d’actions de sensibilisation dans les établissements scolaires

"Nous allons pardonner mais jamais oublier !"

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Biographie : l’abbé Pierre.

(05/08/1912-22/01/2007)

Source : Wilkipédia

Henri Grouès, dit l’Abbé Pierre, né le 5 août 1912 à Lyon, est un prêtre français, fondateur en 1949 d’Emmaüs, une organisation pour les pauvres et les réfugiés.

Enfant d’une riche famille aisée et pieuse de soyeux lyonnais (mais originaire en partie de la vallée de l’Ubaye, dans les Alpes), son père, homme de bonté, visitait les plus démunis, emmenant parfois ses enfants, au nombre de sept, dont il est le troisième. À 12 ans, il accompagne son père à la confrérie séculaire des Hospitaliers Veilleurs, où les bourgeois se font coiffeurs barbiers pour les pauvres.

À 16 ans, il veut se faire franciscain, cependant il devra attendre 17 ans et demi. À ce sujet il déclara « On me disait beau gosse, peut-être même un peu mondain, pourtant, le lendemain je serai moine. »

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La dernière lettre de Guy Môquet

Fusillé le 22 octobre 1941 à côté de Chateaubriant

Ma petite maman chérie,

mon tout petit frère adoré,

mon petit papa aimé,

Je vais mourir ! Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman, c’est d’être courageuse. Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi. Certes, j’aurai voulu vivre.

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La commune de Paris (1871) (1)

Source : Romain Roger

26 janvier 2002

Il y a 131 ans, à l’aube du 28 mai1871, 147 communards, derniers survivants des combats qui s’étaient déroulés au cimetière du Père Lachaise, furent fusillés, sans jugement contre un mur du cimetière qui prendra, en leur mémoire, le nom de "Mur des Fédérés". Cette tuerie, n’est pas comme une bavure perpétrée dans le feu de l’action, mais un assassinat prémédité, et minutieusement organisé. Par ailleurs 20 000 communards ont été massacrés pendant la semaine sanglante, il y aura eu 38 000 arrestations et 400 déporatations vers les bagnes. La classe ouvrière parisienne est décimée ( Il manquera 12 000 ouvriers de la chaussure, 6 000 de l’ameublement, 5 000 du vêtement, 3 000 plombiers, 1 500 bronziers), Paris vivra en état de siège jusqu’en 1876.. La bourgeoisie va pouvoir oeuvrer à ses affaires tranquillement.

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Lois  /  Social

Le droit à l’avortement

Le manifeste des 343

Également appelé manifeste des 343 salopes, le manifeste des 343 est une pétition parue dans le magazine français Le Nouvel Observateur le 5 avril 1971 et signée par 343 femmes affirmant avoir subi un avortement, et s’exposant ainsi à des poursuites pénales pouvant aller jusqu’à l’emprisonnement.

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Enquète sur la Fondation Saint Simon

Les architectes du social-libéralisme

Source : Le Monde diplomatique
- Par Vincent Laurent (Chercheur en sciences sociales.)

24 août 2005

- Texte d’introduction : Syti-net

Fondée en 1982 par le très influent historien François Furet et par Pierre Rosanvallon, la Fondation Saint-Simon avait pour objet de "développer l’analyse du monde contemporain". La Fondation s’est dissoute en Décembre 1999. Selon Pierre Rosanvallon, la Fondation avait "accompli sa mission".

Durant 18 ans, elle a rassemblé l’élite dirigeante française. Ses membres étaient des personnalités politiques, des grands chefs d’entreprise, des journalistes et patrons de presse, et quelques universitaires. Environ 100 membres cooptés participaient à des rencontres régulières à huis clos. Un cercle plus large de 500 personnes participaient sur demande à des séminaires interdisciplinaires, tandis qu’un public plus large encore recevait une note de synthèse mensuelle.

Les membres de ce "club" très fermé formaient ce qu’Alain Minc appelle "le cercle de la raison" et que leurs adversaires qualifient de "cercle de la pensée unique".

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Espace détente

Mai 68 "commune libre de la Sorbonne" : préambule

Graffiti

Par Yves Pagès*

C’est en déménageant les caves d’un ancien local universitaire, situé au 18 bis rue de la Sorbonne, que nous avons sorti, d’un vrac d’archives, un mince dossier à la couverture ocre sobrement intitulé : "les murs de la Sorbonne, relevé des inscriptions, mai-juin 68". A l’intérieur, une centaine de feuilles volantes de pâles copies carbones sur papier pelure. Et sur chaque page, bruissante au toucher, une quinzaine de phrases, slogans familiers de ce printemps-là, multitude d’aphorismes énigmatiques, cris d’amour éphémères, citations en vrac, traits de génie ou mauvaises blagues, auxquelles correspondaient, dans la marge de gauche, une localisation plus ou moins précise .

Renseignements pris, c’etait l’oeuvre de quatre technicien(ne)s, Michel Askevis, Annie Dequeker, Michèle Pagès et Marie-Thérèse Singh et d’une secrétaire Dany Lauvergeon, tous employés à l’époque par un laboratoire de psychologie sociale au CNRS. Solidaires de l’agitation en cours, ils s’etaient coordonnés sans s’embarrasser de la tutelle d’aucun chercheur attitré, pour transcrire l’ensemble des graffiti fleurissant dans la "commune libre" de la Sorbonne.

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