Articles les plus visités
|
![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
![]() Acheter autrement Acheter autrement pour une économie locale et solidaire
![]() Source : Action Consommation
juillet 2002 QUELQUES SUGGESTIONSLes actes d’achat nous donnent l’occasion de réaliser des actions concrètes de solidarité et de respect de la nature. Complémentaires de l’action politique et citoyenne, ils permettent de soutenir les alternatives économiques qui ne pourront se maintenir, grandir et se développer (et notamment les réseaux de distribution) que si leur chiffre d’affaires le permet. Ils donnent aussi valeur d’exemple et d’incitation aux acteurs classiques de l’économie. Les actes d’achat responsable constituent un véritable levier économique puisque ce sont bien les achats, quotidiens et ponctuels, des individus et des collectivités qui composent concrètement le chiffre d’affaires des entreprises. Il existe quelques guides et annuaires qui permettent d’identifier les adresses locales. En tout état de cause, il est important de prendre contact et d’instaurer une relation la plus directe possible avec le producteur (ou le revendeur), en s’informant sur ses principes, méthodes et produits. Si l’on évite les « temples de la consommation » que sont les grandes surfaces et autres centres commerciaux, c’est bien entendu à cause de la - généralement - mauvaise qualité sociale et environnementale des produits proposés et de leurs modes de fonctionnement , mais c’est aussi parce qu’ils incitent à consommer toujours plus, en nous donnant l’illusion d’acheter mieux et en nous maintenant quasiment en situation de dépendance. « Comment peut-on songer à améliorer les relations humaines sur le plan social, sur le plan planétaire, si nous sommes incapables de le faire au niveau interindividuel ? » « Le peu, le très peu que l’on peut faire, il faut le faire quand même. » SUGGESTIONS - CONSEILS PRATIQUESAlimentationAu-delà de la meilleure qualité nutritive et gustative de ces aliments, manger bio c’est aussi, et peut-être avant tout, soutenir un mode de production agricole soucieux et respectueux des cycles naturels. Un label - le logo AB - garantit des produits contrôlés et certifiés par des organismes indépendants. Ils vérifient la bonne application du cahier des charges, soucieux des modes de production et du bien-être animal. 40 rue de Malte - 75011 Paris - T : 01 43 38 38 69 - fnab@fnab.org * Réseau Biocoop * Réseau Cocagne Certains producteurs locaux ne sont pas homologués AB mais leurs modes de production sont quelquefois au moins aussi rigoureux que ceux du label. C’est en parlant avec eux, en posant des questions et en s’intéressant à leurs critères que l’on estimera si leur démarche répond à notre demande. * Nature & Progrès * Biofranc * Demeter Par ailleurs, il existe souvent, dans chaque département, une association « Produits et terroirs », association de producteurs agricoles locaux, visant à favoriser la rencontre entre les consommateurs et les lieux de production. (Les modes de production peuvent varier d’une ferme à l’autre. Il convient donc de se renseigner sur la démarche et les méthodes de chaque producteur.) Autres mouvements et sources d’information : Confédération paysanne FN CIVAM (Centres d’initiatives pour valoriser l’agriculture et le milieu rural) Cafés et restaurants alternatifs Restauration collective Pourquoi de pas demander à l’école de votre enfant et à votre restaurant d’entreprise de vous proposer des produits bio ou issus d’une agriculture durable ? Alliance paysans - écologistes - consommateurs CIVAM du Gard Cohérence (pour un développement durable) Les principes du commerce équitable consistent à travailler avec des groupes de producteurs défavorisés dans les pays du Sud, sur une base de relation durable ; payer un prix juste ; défendre les droits de l’homme au travail, préserver l’environnement et l’identité culturelle, fournir des produits de qualité, développer des liens entre producteurs et consommateurs. Il s’agit d’une relation d’échange équitable qui dépasse largement les notions de charité, d’aide et d’assistance. Les acteurs du commerce équitable vendent des produits artisanaux mais aussi des produits alimentaires pour le quotidien. On peut donc régulièrement s’approvisionner auprès de ces acteurs en café, thé, cacao, chocolat, müsli, biscuits, quinoa (Bolivie), maftoul (Palestine), confitures et jus de fruits de produits exotiques. À proscrire complètement : les produits auto-proclamés « commerce équitable » ou assimilés, développés par les marques et distributeurs traditionnels, attirés par les nouvelles demandes du consommateur et visant à récupérer la notoriété de leurs partenaires et l’expérience / le savoir-faire précédemment partagés, par exemple avec Max Havelaar. Ces produits ne font généralement pas l’objet de contrôles indépendants et n’ont d’équitable que le parfum du slogan marketing et publicitaire. Vous pouvez aussi constituer un réseau local, comme l’opération « Couleur Café » créée à l’initiative d’Attac Nièvre en partenariat avec Artisans du Monde. Il s’agit d’un réseau de particuliers qui ouvrent les portes de leur domicile pour vendre des produits alimentaires de consommation courante issus du commerce équitable. Tourisme Achats par correspondance Quand les magasins sont trop éloignés et que le temps nous manque Alimentation * Vivrebio La Halle au bio * http://www Biodoo.com Maison biorespect.com propose des produits écologiques 100% naturels et issus de cultures biologiques contrôlées : bijoux, cuisine, jeux, literie, livres, maison, multiproduits, santé, vêtements. Jardinage L’association Kokopelli (anciennement « Terre de Semences ») lutte pour préserver les ressources génétiques dans le domaine alimentaire. Elle propose une collection de variétés unique au monde : près de 2000 plantes potagères, céréalières, aromatiques. Banque et épargne Les banques sont, de part leur position de gestionnaire officiel de l’argent, des opérateurs incontournables des « marchés financiers » ; des acteurs économiques essentiels qui, par le choix des prêts qu’elles financent, ou par le fait d’être actionnaire de telle ou telle société, détiennent un énorme pouvoir sur l’entreprise humaine et son orientation sociale, économique, écologique ; des acteurs du système de la Dette du Tiers Monde. Il n’existe pas encore en France de banque véritablement alternative, c’est à dire : dont toute l’activité financière soit conditionnée en priorité par des choix éthiques et qui permettrait que l’encours des finances des ménages contribue non pas à la spéculation et à l’économie du profit maximum, mais à une finance socialement responsable. À nous de contribuer à sa création ! Quelques pistes : La NEF est une société financière qui soutient des projets concernant l’insertion sociale, le relogement de personnes en difficultés, la création d’emploi, l’écologie, les énergies renouvelables, le commerce équitable, l’agriculture et l’alimentation biologiques, etc.. . La transparence comptable est la règle, et la liste des prêts est publiée. Le label FINANSOL est attribué à la plupart de ses produits. Son capital, apporté par quelques 5000 sociétaires, ne lui permet pas d’obtenir le statut de banque (30 millions de francs sur les 45 nécessaires). Elle peut en revanche gérer des comptes à terme éthiques classés par domaine et d’une durée supérieure ou égale à 2 ans. La souscription minimum de 3 parts sociales (soit 90 Euros) est le droit d’entrée et donne une voix aux assemblées générales (un sociétaire, une voix). Afin de pouvoir gérer des dépôts à court terme, la NEF s’est associée avec la banque du Crédit Coopératif (BFCC, voir ci-après) pour offrir par son intermédiaire des services bancaires classiques : compte courant NEF (avec chéquier et carte bleue), livret NEF, un PEP NEF (Plan d’épargne populaire) Une banque un peu différente : historiquement la Banque du Crédit Coopératif (BFCC) est la banque des coopératives, des SCOP, des comités d’entreprise et des mutuelles, donc naturellement orientée vers l’économie locale et coopérative. Elle a ouvert récemment ses services aux particuliers. Outre le partenariat avec la NEF et la Caisse Solidaire Nord-Pas-De-Calais, qui dénote une orientation différente, elle offre des possibilités de livrets d’épargne éthique. A la différence d’autres banques mutualistes comme le Crédit Mutuel ou la Caisse d’Epargne, elle n’a pas d’implantations dans les paradis fiscaux. Plus modestement sur l’échelle de l’éthique : La Poste, absente des paradis fiscaux, et dont les services financiers sont encore publics pour quelques temps. Le livret de la Poste, sans être un placement éthique, participe néanmoins au logement social. À consulter également : Les placements éthiques Banques solidaires, placements et financements alternatifs Finansol Et pour finir, quelques suggestions générales en vrac : Acheter autrement Privilégier les achats de proximité, la vente directe et les circuits courts (petits trajets des producteurs locaux contre transport intensif (avion, bateau et camion) pour les produits de la grande distribution) Questionner les commerçants, rechercher les relations de confiance qui ne nécessitent pas toujours un label. * Privilégier les produits issus de l’agriculture biologique, dont le mode de production proscrit l’utilisation de substances chimiques *Acheter les produits du commerce équitable pour les produits importés des pays du Sud (thé, café, quinoa, objets de décoration, etc.) * Pour les produits issus de productions industrielles, rester vigilant sur la composition des aliments, lire attentivement les étiquettes (OGM, etc.) * Eviter les plats préparés et produits composés, les produits « light » à l’aspartam (dangers pour la santé et production par les transnationales de l’agroalimentaire) * Privilégier les produits durables plutôt que des produits peu chers, qui devront vite être remplacés * Eviter les dispositifs promotionnels qui poussent à acheter plus que nécessaire et à prendre des engagements (promotions sur la quantité et le prix, cadeaux, crédit à la consommation, cartes de crédit de marques, cartes de fidélité) * Eviter les emballages excessifs et suremballages (qui devront être éliminés ou recyclés) si fréquents en grande distribution, les réutiliser quand c’est possible (sacs, boîtes, bouteilles), faire ses courses avec un panier ou des sacs déjà utilisés. *Choisir les instituts bancaires et les formules de placements alternatifs *Voyager autrement, sans rechercher nécessairement la destination la plus lointaine et la plus exotique, privilégier la découverte et la rencontre avec les habitants du pays, en respectant la nature, etc. * Favoriser les structures indépendantes (cinémas, librairies, etc.) *Acheter les graines pour son jardin chez les petits semenciers, défendant ainsi le droit des petits producteurs à produire et commercialiser leurs semences (droit menacé par les compagnies transnationales, au Nord comme au Sud) Utiliser autrement * Economiser l’énergie, réduire ses déchets, réutiliser et recycler plutôt que jeter *Conserver plus longtemps les objets et appareils ; (faire) réparer quand c’est possible : ne pas céder à la tentation du dernier design * Redécouvrir les aliments et le plaisir de cuisiner et de manger sain. * Limiter l’usage de la télévision en sélectionnant les émissions, éviter les séquences publicitaires, et profiter du temps libéré ! * Rester vigilant par rapport à la publicité et les stratagèmes marketing en général, auxquels n’échappe pas la politique-spectacle. -Action Consommation - Sur le même sujet :
|
||||||||||||||||||||||
